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# Posté le mercredi 11 mars 2009 20:01

Modifié le vendredi 20 mars 2009 22:10

Le Premier arrivé attend l'Autre.=====================================================================================================================================================================================================================================================================

Le Premier arrivé attend l'Autre.=====================================================================================================================================================================================================================================================================


Aujourd'hui je balaye l'hiver et nettoie ma chambre de ses matins gris. Et dans cet abri offert rien n'est défini. C'est décidément une porte qui reste ouverte que nul ne franchi. Et je me noie dans cet infini de mots qui me portent et vous disent...que tout ira mieux demain. Demain......... Bien sûr. Dès lors de ces matin je stope ma vie de toutes ces absences. Je me régale de ces bonbons sucrés que donnent les médecins aux adultes bien portants. Et devrais-je à des moment me sentir soulagée ? Je me sent tiède et fade. Faites d'idées en boites, carrées et décidément mortes elles aussi... De ces corps d'amour en partage, d'unions entremêlées de doigts qui se croisent, quoi ? Peut être une histoire et ce fut la mienne que je t'offrais naïvement, en dépit de ce qu'elle pouvait raconter. Je me sentais alors deux. Le temps d'un soir.

Petit être disparu, si mon corps reste de glace et n'est désormais que le souvenir confus de nos émotions, il s'accompagnait en ce temps là de quelques amours passager sdont nous n'avons eu le temps de parler. Et quant bien même, l'aurions nous pris ? J'ai dû à des moments te réconforter de quelques ruptures, ou simplement te conforter dans cet avenir superbe et prometteur que j'aurais pu t'offrir, je ne sais de quel liens nous étions faits, nous nous retenions de dire. Sans doute la mort m'a-t-elle amené à t'aimer plus encore ? T'aimer au grand jour, et subir mille blessures aux détours de notre relation. Et même si je me voudrais aujourd'hui amoureuse, en quoi cela pourrait il changer le souvenir douloureux de cette rupture là : celle d' une vie gâchée. Alors si la mort te fut promise et que sans aucun doute tu l'as déjà rejoins, tu me laisses seule avec ma mélancolie à essayer de définir cette solitude là, dans la quelle je reste depuis. Où il m'est encore facile de dire qu'en ce temps, elle fut atténuée par tes regards et que je n'eu besoin de me réfugier dans de profonds cafards, ou à justifier mes comportements. En cela ils sont des déchirures, toutes ces atteintes à ma vie, à mon corps. Oui j'ai marqué ton passage de quelques cicatrices. Décidément rien ne passe avec l'age quant on voit ce que multiplie par deux, trois peut-être quatre fois plus le temps de ces blessures. Les tiennes les miennes, les nôtres peu importe, tu n'es plus là pour y répondre et qu'en ferais tu as ce jour ? Où tu ne dépends plus que de mes rêves... Ne m'as-tu pas toi-même offert en ces péchés meurtriers, l'arme qui met en défit les jours qui se suivent ? J'aurai voulu l'horizon, un phare en milieu de mer. Une marque, un repère. Tiens, une couleur sur une étoile ! Et au travers de cette ville que j'aurais voulu transparente il me faut encore corriger l'orthographe et la date...

Petite fille grise, je puise mes remords au crépuscule de mon age, je ternis mon histoire et prête mon désespoir à qui me rend visite. S'en est devenu une humeur, une façon d'être. Je n'appartiens à personne et je vis de mon malheur, de ma détresse comme on pourrait faire fête d'une date anniversaire. Courir à ma perte, et oublier...





Et retrouver ta voix qui m'emmenait souvent loin de moi,
qui déchirait les nuits où on faisait n'importe quoi.

# Posté le vendredi 20 mars 2009 22:01

Certains croient que tenir bon rend fort ; mais, parfois, c'est de lâcher prise qui importe.

Certains croient que tenir bon rend fort ; mais, parfois, c'est de lâcher prise qui importe.


Oui, tu aurais été bien avec moi. Oui, t'as joué au con. Mais ça fait plusieurs mois maintenant et c'est un peu tard pour y penser, il n'est que cette simple phrase moraliste que tu devrais apprendre... Je n'étais sans doute pas assez bien à tes yeux, ou tout simplement tu ne voyais qu'elle. Pourquoi tu viens remuer tout ça aujourd'hui ? Le fait de me revoir t'as fait réfléchir et te poser les bonnes questions, à savoir qu'on ne court pas toute sa vie après quelqu'un qui ne nous aime pas. Alors pourquoi tu tente de refaire exactement la même erreur avec moi ? Tu aurais dû tirer des leçons de cette histoire passée avec elle. Quant à moi... Tu sais que tout a changé, que la page est tournée. Que désormais mon coeur n'est plus solitaire depuis longtemps. Il est déjà bien trop tiraillé entre deux silhouettes qui se battent en duel dans mon esprit... Je me perds dans tout ça, j'etouffe un peu, je ne pensais pas avoir à te dire ça un jour, mais je n'ai plus de place pour toi, il fallait revenir avant, avant que tout change... Je te manque parce que tu me vois aujourd'hui et tu réalise tout ce que tu as laissé passer à l'époque, tu avais tout de moi mais tu ne le voyais pas... maintenant tu récolte ce que tu as semé, tu es tout seul et tu me vois me reconstruire, ne viens pas tout détruire, ne réclame pas ce que tu ne peux plus avoir... Dans toutes les relations il y a toujours des manques douloureux, c'est là que s'engoufrent les désirs impossibles. Je t'avais apporté mon coeur sur un plateau et tu l'as jeté aux ordures, tu m'as dis " on vera plus tard " et je t'avais prévenu que plus tard ce serait trop tard, tu vois je n'ai pas manqué à ma parole... Chaque acte entraine des conséquences, mais sur le moment ce n'est pas toujours aussi évident. On ne sait jamais vraiment comment les événements vont tourner ni comment on va se sentir juste après. D'où le Regret. On ne peut pas changer ce qui s'est passé, on peut juste se sentir mal après. Et peu importe que ça nous hante pour le restant de nos jours, où, dans ton cas, bien au-delà. Je pense beaucoup au passé moi-même c'est pour ça que je ne me permettrai pas de te blâmer. Je pense & réfléchis sans doute trop, mais l'erreur est humaine, et rien d'humain ne me va bien. A tord ou à raison ? Est-ce que je te pardonne ? Je te pardonne. Je te pardonne pour tout ce que tu m'as fais, pour tout ce que tu as pu dire car je sais que tu le regrette amèrement, et on dit beaucoup de choses sous le coup de la colère... je te pardonne car si un jour il t'arrivait quelque chose, je ne pourrais pas vivre avec un poids supplémentaire sur la conscience, le poids de t'avoir zappé de ma vie alors qu'on s'entendait comme larrons en foire quand on y repense, et que, malgré tout, tu fais partie de ma vie. J'ai écouté tout ce que tu avais à me dire, et j'fais bien plus que ça : Je t'ai entendu. Peut-être j'aurai des remords, peut-être que je me leurre une nouvelle fois, mais j'aime à voir ton bon côté et ça tu le sais... Tu sais aussi que je t'ai toujours défendu ... Il t'en aura fallu du temps pour te faire cracher tes maux, mais ça en vallait la peine je crois, parce que les disputes ne servent à rien au final, qu'est-ce que ça changera ? On va passer notre temps à se bouffer le bec, à se dégueuler dessus, pourquoi ? Pour se passer le temps ? Pour trouver un coupable à tout ça ? Mais le seul coupable est la bêtise humaine, on se cherche des raisons, des excuses, des gens à hair pour se passer le temps, pour se rassurer, pour se dire qu'on n'y peux rien, au fond. Ce que j'ai appri de cette leçon, c'est qu'aujourd'hui je vis dans la peur de voir partir tous ceux qui m'entourent, et dans l'angoisse de finir bouffée par mes regrets... J'veux pas que tu partes toi aussi sans t'avoir dis tout ça... J'veux bien faire un effort parce que tu me l'as demandé & qu'une partie de moi t'affectionne toujours, même si j'sais que j'ai pas été la plus tendre ou la plus posée face à toi et à tout ça, mais la peine fesait souvent place à la colère, à l'envie de tout envoyer bouler parce que rien n'avait plus de sens, tous les idéaux que j'avais, mes convictions et mes projets, tout ça s'est cassé la gueule il y a neuf mois et maintenant faut se reconstruire, faut trouver d'autres armes, faut relever la tête et croire à nouveau en nos rêves...

# Posté le mercredi 18 mars 2009 23:28

Modifié le vendredi 20 mars 2009 20:32

Je vois tout maintenant, qui s'écroule sous mes yeux.++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Je vois tout maintenant, qui s'écroule sous mes yeux.++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
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# Posté le mercredi 18 mars 2009 22:12

Modifié le dimanche 05 avril 2009 11:53

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Il n'y a jamais eu de véritable nous, souvents nos silhouettes l'une avec l'autre ou nos deux noms prononcés dans une même phrase, mais jamais d'inscriptions gravées dans le marbre ou de fêtes en famille, juste des retrouvailles officieuses. De ce grand rien il ne reste à présent que des points de suture, résultant des blessures qui saignent encore quand je ne prends pas garde et laisse ton souvenir frapper à ma porte. Tu l'as peut-être deviné dans mon regard, peut-être que je me mentais trop pour être honnête, à moins que tu aies juste compris que je brûlais pour toi comme ça, comme on sait qu'un nuage gris annonce la pluie. Tu as forcé la porte de ma raison, l'empreinte de tes doigts s'est ancrée sur la poignée ; j'ai brisé la clé mais les larmes ne veulent s'y déloger. Certaines âmes depuis ont fais un pas dans ce hall, mais sont restés sur le seuil, refroidis, étonnés par ce qui était tout sauf un accueil en soi. Car au-delà de soupirs rêvés, tu as entaché ma conscience et déposé au creux de mon être un doute infini : ton sourire. Aucune force assez battante n'existe en moi pour cacher plus longtemps les séquelles de ton départ impromptu. A croire que je te désirais tellement plus que ce que j'avais imaginé. Aussi fort que j'avais envie de toi. Je t'ai voulu avec une culpabilité, une détermination démesurée ; j'ai cherché et enfanté mes cicatrices, je me suis blessée. Le désir guide tout, quoi qu'on en dise. Il m'a conduit là où j'aspirais être... Ou pas. J'ai pris le deuil, au moins aussi noir que ta peine. Lourde de remords, j'ai posé un judas à ma porte, je n'étais plus sûre... je t'ai observé. A ce que je sache, je te guette toujours, toi et tes yeux sombres, toi et tes belles mains, toi plus là. J'ai encore faim de ce qui s'est passé, mais après avoir tant souffert, est-ce encore raisonnable ? Je ne suis pas la coupable si mon c½ur n'est pas rassasié, je le maudis chaque jour un peu plus en le nourrissant de souvenirs confus et de douleur mal digérée. Que veux-tu, je suis comme ça, tu me connais, j'aime trop pour être honnête et si je me suis éloignée c'était pour mieux te retenir...Aujourd'hui, tout ce monde est en fleurs et j'ai du mal à garder la porte close. Tu n'as laissé que des courants d'air dans ma vie, tu sais, on attrape vite froid quand on dort la fenêtre ouverte dans l'espoir qu'un homme entre par effraction. Sors de mon esprit avant qu'il ne soit trop tard, avant que je ne perde les clés de ma conscience et me perde à jamais dans la foulée. Et à présent, ferme la porte, j'ai froid, si froid, sans toi...

# Posté le mardi 10 mars 2009 22:05

Modifié le vendredi 20 mars 2009 20:34